J’ai lu un livre récemment qui était très intéressant sur notre état d’esprit face à des situations. Carol Dweck, auteure de plusieurs livres sur nos comportements a écrit un livre sur ces processus qui nous habitent.
L’environnement où vous évoluez et les émotions qui vous font face lorsqu’un événement survient, il existe 2 types d’états d’esprit qui vous permette de réagir face à ça.
L’état d’esprit fixe et l’état d’esprit d’amélioration
L’état d’esprit fixe
Lorsque vous êtes dans cet état, vous pensez que vos talents, vos compétences, forces et vos défauts vous sont innés. Ils sont là depuis votre enfance.
Qu’il existerait un potentiel fixe, une sorte de capital mental, sportif et intellectuel bien défini qui serait donné à la naissance.
Et puisque tout serait figé… on préfère éviter de prendre des risques.
Pourquoi tenter quelque chose si l’on risque de montrer qu’on n’est pas doué ?
On cherche donc à briller dans ce qu’on maîtrise, et on fuit ce qui pourrait nous mettre en difficulté.
C’est confortable. Mais ça nous fige.
L’état d’esprit d’amélioration
Dans cet état d’esprit vous vous dites aussi avoir un capital de départ qui dépend aussi de votre vécu et de votre éducation.
Mais par contre, vous considérez que ce n’est qu’un commencement dans votre vie. Vous pouvez développez des compétences dont vous avez envie et faire évoluer vos faiblesses. Vous pensez que la vie est un apprentissage de chaque instant.
Suivant les contextes, les domaines de la vie, nous oscillons dans les deux états d’esprit.
Les limites d’un état d’esprit fixe.
En lisant Dweck, j’ai compris que le système scolaire dans lequel j’ai grandi a cultivé l’état d’esprit fixe.. Un système où l’on catégorise les bons élèves puis les mauvais élèves parce qu’ils ont des difficultés. Le problème, c’est que ces étiquettes deviennent des identités.
Et une fois collées à nous, on n’ose plus sortir du cadre de peur de confirmer qu’on “n’est pas bon”.
Donc ils ne pourront pas évoluer comme ils le souhaitent. Et ce n’est pas bon pour l’apprentissage et la recherche d’amélioration de soi. À aucun moment nous n’avons eu le temps d’essayer.

Ce que pense notre cerveau en mode “fixe”
Nous voulons rester dans notre zone de confort, où nous sommes sûr de maîtriser les compétences pour éviter de subir des échecs et de voir nos limites.
S’approcher de ces limites risque de nous faire honte, nous allons nous juger, nous trouver médiocres. Dans cet état, nous fuyons les difficultés, car c’est une indication de faiblesse et nous sommes persuadés de ne pas pouvoir aller plus loin.
C’est le moment où nous cherchons des excuses pour ne pas faire une chose, comme parler en public, prendre un nouveau poste, apprendre une nouvelle langue…
Arrêter de vous comparer
Pire encore, nous cherchons à nous comparer aux autres, dans un esprit de compétition.
Par exemple, une personne qui sera à l’aise en public, nous dirons d’elle qu’elle a ça dans le sang, qu’elle a fait du théâtre, que c’est simple pour elle. Et si nous voyons des gens qui réussissent, nous allons nous considérer comme perdant face à eux : “Il ne faut surtout pas que l’on s’aperçoive que je ne sais pas faire sinon j’aurai honte”.
Finalement, nous restons persuadés que nous sommes voués à rester tel que nous sommes. Nous pensons que nous n’avons pas la possibilité de faire des choses qui nous font envie. Hors vos défauts, vos compétences et ce que vous ne savez pas ne sont absolument pas une fatalité. Il est possible d’apprendre de nouvelles choses chaque jour, de s’améliorer, si nous sommes dans le bon état d’esprit.
Comment passer d’un état d’esprit fixe vers un état d’esprit d’amélioration ?
Tout d’abord, La première chose à faire consiste à être tranquille avec ses défauts.
Accepter de ne pas tout savoir
Ça paraît simple. Mais combien d’entre nous ont du mal à dire :
👉 “Je ne sais pas.”
👉 “Je ne suis pas encore à l’aise avec ça.”
👉 “Je suis en train d’apprendre.”
En reconnaissant ce point de départ, on ouvre la porte à la progression
Se mettre en mouvement… malgré les erreurs
Ensuite, il faut comprendre qu’apprendre et progresser passe nécessairement par une zone inconnue qui peut être inconfortable puisque vous n’avez pas l’habitude. L’apprentissage passe par l’erreur. Toujours.
Un enfant apprend à marcher en tombant 100 fois. Un dev apprend à coder en cassant son programme.
Une personne qui veut apprendre une langue doit accepter de mal prononcer, d’oublier, de bafouiller.
Il faut que vous soyez d’accord avec le fait de vous tromper. Mais ces erreurs que vous ferez seront toutes des opportunités de comprendre pourquoi vous avez échoué pour faire mieux après.
C’est justement le processus pour arriver à comprendre ses erreurs qui permet l’apprentissage de nouvelles compétences.

Célébrer la progression (pas la perfection)
Il est important que vous vous concentriez sur votre progression, que vous observiez combien vous avez évoluez par rapport à hier, à l’année dernière.. Et non par rapport aux autres.
Il faut voir sa vie comme un chemin d’apprentissage où vous évoluez constamment, parfois rapidement parfois plus lentement. Cet état d’esprit nécessite aussi d’accepter la remise en question, que ce soit la vôtre ou de votre entourage.
Accueillez les commentaires et les retours, mêmes critiques, de façon ouverte, sans le prendre comme une attaque ou une remise en cause de votre valeur.
Percevez le comme une information que vous choisirez objectivement à prendre en compte ou pas. Si c’est une personne qui a réussit là où vous essayez de progresser, son opinion aura plus de pertinence que si c’est le pote qui donne toujours sont avis sur tout.
C’est la régularité, pas le génie, qui fait la différence.
Etre ouvert d’esprit
L’ouverture d’esprit dont vous ferez preuve sera la clef essentielle pour développer vos connaissances. Il est parfois impossible d’apprendre seul dans son coin.
- N’hésitez pas à demander l’avis d’autres personnes, même si ce n’est pas habituel pour vous de demander de l’aide.
- Observez les autres, ceux que vous considérez meilleurs dans un domaine. Comment s’y prennent-ils ? Quel est leur façon de penser, quel chemin ont-ils parcouru pour apprendre ça, quels sont leur ressentis face à une situation précise.
Cela ne pourra que vous inspirer.
Par exemple, lorsque vous observez une personne à l’aise devant un public, plutôt que se dire qu’elle a un don inné pour parler, demandez vous ce qu’elle fait pour réussir à parler en public ? Quels sont ses gestes, sa façon de parler, qu’est-ce quelle a pu bien mettre en place pour parler avec aisance? Qu’est-ce que vous pourriez copier ou adapter pour votre situation ?
Un peu d’introspection…
Prenez un instant pour repérer les domaines où vous êtes encore dans un état d’esprit figé.
Réfléchissez à comment faire pour apprendre, à quelle zone d’inconfort vous seriez capable d’accepter pour progresser petit à petit.
👉 “Quelle mini-zone d’inconfort je suis prêt·e à explorer cette semaine ?”
Apprendre n’est pas une course ni une compétition avec les autres mais un marathon. Il s’agit de s’entraîner pour être un peu meilleur chaque jour. Avant tout, prenez plaisir sur chacun des foulées que vous ferez. Tournez vous pour regarder ce chemin PARCOURU de plus en plus long chaque jour.
Pour finir
Ce que j’ai retenu de ce livre, c’est que le potentiel n’est pas donné à la naissance.
Il se construit. Il se cultive. Il s’apprend.
Et le plus beau dans tout ça, c’est que notre cerveau a la capacité d’évoluer toute notre vie.
Alors autant l’emmener là où il n’est encore jamais allé.
📚 À lire si vous voulez aller plus loin : “Osez réussir ! Changez votre état d’esprit” – Carol Dweck